Les articles de octobre 2017

3 conseils pour mieux gérer le style consultatif

Conseil de la semaine Le 30 octobre 2017

Méfiez-vous du style de leadership consultatif

Vous utilisez un style de leadership consultatif lorsque :

  • Vous demandez leur avis à vos collaborateurs et vos interlocuteurs.
  • Vous prenez, ensuite, votre propre décision sur base des avis que vous avez obtenus.

Sur papier, ce style de prise de décision semble parfait : vous ne décidez pas seul dans votre tour d’ivoire et vous vous laissez la liberté de suivre la piste qui vous semble la meilleure.

Dans la vie réelle, nous sommes régulièrement confrontés à des personnes qui se plaignent du style consultatif de leur manager. Ils ne sentent pas écoutés lorsque le manager annonce une décision qui va à l’encontre de l’avis que le collaborateur leur avait donné.

Alors si vous utiliser le style consultatif, voici trois conseils que nous vous recommandons :

  1. Soyez très clair lorsque vous demandez un avis que vous tiendrez compte de cet avis mais que vous prendrez votre propre décision et que celle-ci pourrait différer de l’avis reçu.
  2. Reformulez l’avis que vous avez reçu pour vérifier que vous avez bien compris le point de vue de votre interlocuteur et pour bien montrer à votre interlocuteur que vous l’avez écouté.
  3. Lorsque vous prenez une décision qui va à l’encontre d’un avis reçu, prenez quelques minutes pour l’annoncer personnellement à votre interlocuteur et lui expliquer les raisons de votre choix.
Clair pour moi implique-t-il clair pour l'autre ?

Conseil de la semaine le 9 octobre 2017

Rappelez-vous ce n’est pas parce que c’est clair pour vous que c’est clair pour votre interlocuteur

Evitez les erreurs de nombreux automobilistes et cyclistes

Vous avez déjà été confronté à un automobiliste qui sort d’un rond-point sans mettre son clignoteur ? Pourquoi vous préviendrait-il de la sortie qu’il va prendre puisque lui sait où il va ?

Il vous retarde et augmente considérablement le risque d’accident car il n’a aucune conscience que ce qui est clair pour lui ne l’est pas nécessairement pour vous.

Vous avez été insulté par un cycliste parce que vous êtes sorti en reculant de votre place de parking alors que lui arrivait ? Il vous a vu mais malgré tout vous avez quand même reculé. Il vous insulte à cause de votre manque de respect.

En fait, il n’a pas conscience que vous ne l’avez peut-être pas vu. Votre champ de vision est perpendiculaire à sa trajectoire et votre vision est gênée par les autres véhicules. Alors que vous, vous êtes droit dans son champ de vision et votre voiture est autrement plus grande que son vélo. Au lieu de vous insulter, il augmenterait sa sécurité en se rappelant que ce qui est clair pour lui ne l’est pas nécessairement pour vous.

Ce genre d’erreur nous la commettons tous les jours sur notre lieu de travail (avec des conséquences souvent moins dramatiques).

Avant de juger votre collaborateur, avant de lui donner un message, rappelez-vous que ce qui est clair pour vous ne l’est pas nécessairement pour lui. Essayez d’abord d’identifier ce qu’il sait et ce qu’il a compris et puis seulement posez-vous la question de savoir comment lui faire passer votre message.

Vous éviterez de commettre la même erreur que de nombreux automobilistes et cyclistes

Arrête de te plaindre

Le conseil de la semaine - 2 octobre 2017

Cessez de dire "Arrête de te plaindre"

Vous êtes confronté à des collaborateurs qui versent fréquemment dans la plainte ?

En tant que manager, vous pouvez être tenté par une des stratégies habituelles : éviter ces personnes, ne pas porter attention à leur propos, voire leur demander de cesser de se plaindre.

Comme nombre de managers, vous allez sans doute déplorer que ces demandes n'entraînent aucune amélioration dans les attitudes de ces collaborateurs.

La raison ? 

La plainte est le jeu psychologique dans lequel s'engagent les personnes dont le besoin de connexion (d'appartenance) n'est pas  satisfait. L'évitement de la personne, la demande de cesser de se plaindre s'attaquent donc au sympôme, pas au problème et sont donc des stratégies particulièrement peu efficaces. 

Au lieu de dire "Arrête de te plaindre", voyez comment vous pouvez renforcer le sentiment d'appartenance et de connexion de votre collaborateur (trice).

Cela est plus particulièrement vrai avec des profils MBTI de type SJ (ISTJ, ISFJ, ESTJ, ESFJ) pour qui les besoins d'appartenance sont très importants et qui sont les profils qui adoptent le plus volontiers la stratégie (inconsciente) de la plainte.