Les articles de novembre 2017

3 conseils pour gérer les personnes fermées

Conseil de la semaine : le 20 novembre 2017

Comment gérer les personnes « fermées »?
3 Règles pour rétablir une communication

Nous sommes au deuxième jour d’une formation au management. Une participante s’est très peu exprimée. Au premier jour, elle a commencé par émettre des doutes quant à la formation et a exprimé quelques sarcasmes relatifs au style de management de sa hiérarchie. Depuis pas grand-chose. De temps en temps une remarque pour mettre en doute un outil proposé car « chez nous de toute façon cela ne peut pas marcher ».

J’écoute, je réponds, je pose des questions. J’essaye de lui proposer d’autres perceptions en essayant de ne pas tomber dans le piège du jugement ou du conseil. Si vous êtes formateur depuis un petit temps, cela ne vous semble sûrement pas inconnu.

Et puis tout d’un coup, le mur s’ouvre et elle se met à nous parler de choses plus privées. Je découvre une facette très attachante de cette personne.

Les protections sont tombées.

Cette personne n’est pas une personne fermée. A force de frustrations, de déceptions, de manques de clarification, elle en est arrivée à une conclusion : « pour être en sécurité, faut que je me taise ». Ou peut-être est-ce : « de toute façon ici, quand tu dis quelque chose, cela se retourne contre toi ». Ou peut-être est-ce une autre croyance invalidante.

La plupart des personnes ne se ferment pas par choix mais parce que la relation est coupée.

La bonne stratégie avec ces personnes se décline en trois éléments :

  • L’envie sincère de recréer une relation : cela passe par le non jugement et la disponibilité.
  • Ne pas forcer, ne pas être envahissant : cela passe par le respect de l’autonomie de la personne, ne pas chercher à faire son bonheur à sa place, ne pas essayer de forcer des conversations.   
  • Une écoute entière, ne pas se focaliser sur les mots, essayer de comprendre les messages qui affleurent : cela passe par l’empathie et la patience.
Déterminez vos objectifs avant de communiquer

Conseil de la semaine : le 13 novembre

Avant de communiquer, clarifiez vos objectifs

Caroline (nom d'emprunt) est manager dans la filiale belge d'une société américaine.

A la suite d'une mission au sein de la maison mère, elle est revenue avec une meilleure compréhension des demandes de reporting de ses collègues américains. Leurs demandes qui lui semblaient souvent excessives lui sont apparues comme beaucoup plus raisonnables et acceptables.

Elle voulut en faire part à son directeur.

Celui-ci était le premier à freiner des quatre fers à chaque fois qu'elle devait envoyer des infos à la maison mère. 

Elle prit donc un rendez-vous avec son directeur.

Mais elle le fit sans vraiment clarifier ses objectifs et donc sa demande de rendez-vous fut très vague : "j'aimerais vous parler de mon voyage aux Etats-Unis".

Le jour J, son directeur l'interrogea sur "son voyage aux Etats-Unis", la baladant, au sens propre comme au sens figuré, pendant l'heure qu'à duré le rendez-vous. Il est ainsi parvenu à éviter le sujet qui fâche : devons-nous être plus transparents et proactifs face aux demandes de la maison mère.

Lorsque j'ai entamé un coaching avec Caroline, quelques semaines plus tard, elle n'avait toujours pas décoléré. Elle en voulait à son chef. 

Mais c'est elle qui lui avait ouvert la porte. Le point d'apprentissage pour Caroline était qu'avec des objectifs clairs : "je veux le convaincre d'être plus positif et transparent", elle aurait pu faire une demande non équivoque : "je veux vous expliquer les raisons pour lesquelles la maison mère fait toutes ces demandes".

Cela aurait été plus difficile pour son chef de consacrer l'heure de rendez-vous au vol, à l'hotel et à la nourriture le soir.

Moralité : Avant de communiquer, déterminez vos objectifs.

Célébrez vos réussites

Conseil de la semaine : le 6 novembre 2017

Célébrez vos réussites

Qui parmi nous peut dire qu’il a une vie professionnelle sans échéances urgentes, qu’il n’est pas régulièrement déchiré entre les priorités et rentre chez lui, le soir, avec le sentiment d’avoir accompli le travail qui devait être fait ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à voir notre liste de choses à faire s’allonger sans cesse et à courir après les urgences. Cela cause de la frustration, un découragement, le sentiment de ne plus maîtriser la situation.

Si vous n’y prenez pas garde, c’est un bon moyen pour favoriser l’apparition d’un burn out.

Vous pouvez mettre une première action en place qui ne dépend que de vous et qui est à la portée de tous : apprendre à célébrer ce que vous avez réalisé plutôt que de vous morfondre sur tout ce qui vous reste à faire.

Voici trois conseils très faciles à mettre en place en vous posant, chaque jour, trois questions :

  1. En fin de journée : « Qu’est-ce que j’ai accompli dont je suis content aujourd’hui ? »
  2. En rentrant chez vous : « Qu’est-ce que je vais me faire comme plaisir pour bien profiter de ma soirée et bien me détendre ? »
  3. En partant travailler : « Qu’est-ce que je pourrais faire dans ma journée aujourd’hui pour prendre plus de plaisir au travail? »

 

Vous n’aurez pas toujours une bonne réponse à la question. Mais l’important c’est de développer un état d’esprit positif pour mieux profiter des bons moments et mieux vivre les moments plus difficiles. Et ces trois questions vont y aider.